
A saint Jean le Thomas, les cabanes sont regroupées comme un petit village, en bordure des plages Saint Michel et Pignochet. Comme l’église ou les villas anciennes, les cabanes font partie du patrimoine de la station.
Les premières constructions sont apparues à la cale et dans les rochers à la fin du 19ème siècle et au début 20ème. Il s’agissait alors plutôt de cabines de bain. A la cale, les hôtels implantèrent leurs cabines réservées à leurs clients qui s’y changeaient avant et après leur bain de mer.
Lors des premiers congés payés, les pionniers dans l’implantation de ces cabanes (des ouvriers de la chaussure de Fougères) ont trouvé ici le lieu idéal pour implanter leur hébergement de vacances, avec vue imprenable sur le Mont Saint Michel, la baie et les falaises de Champeaux.
Les constructions se sont multipliées le long de la plage. On construisit de véritables petites habitations de loisirs précurseurs de celles qui seront implantées plus tard sur les terrains de camping. A la fin des années 60 le site comptait environ 140 cabanes. Le nombre maximum serait même monté à environ 200.
La grande tempête de 1966 a conduit au déménagement de nombreuses cabanes au plus prêt du camping et aussi en dehors du site (on retrouve des cabanes au village d’Obrey et Chemin du Pré de la Porte).
Depuis les années 70, de nombreuses cabanes ont disparu en raison du recul du trait de côte ou par démolition par leur propriétaire qui ne souhaitaient plus les entretenir à une époque où leur vente était interdite. Il en reste aujourd’hui 72.





Ces cabanes ont été conçues dès leur origine pour être habitables et c’est ce qui les différencie de celles qu’on trouve sur d’autres stations du département de la Manche, comme par exemple à Gouville sur Mer et qui sont de petites cabines de bains servant à se changer et à entreposer les transats et le parasol. A Saint Jean le Thomas les cabanes font le plus souvent entre 15 et 20 m2 et on peut y cuisiner et y dormir. Elle n’ont toutefois ni eau ni électricité et les résidants disposent d’un sanitaire collectif qui leur est réservé.
Merci à l’association des Amis de la Bibliothèque de Saint Jean le Thomas pour la mise à disposition des copies de cartes postales



















































