
A saint Jean le Thomas, les cabanes sont regroupées comme un petit village, en bordure des plages Saint Michel et Pignochet. Comme l’église ou les villas anciennes, les cabanes font partie du patrimoine de la station.
Les premières constructions sont apparues à la cale et dans les rochers à la fin du 19ème siècle et au début 20ème. Il s’agissait alors de cabines de bain ; parmi elles, celles construites par les auberges pour les mettre à disposition de leurs clients..
Avec l’instauration des congés payés, les constructions se sont multipliées le long de la plage. On construit alors de véritables petites habitations de loisirs équipées pour cuisiner et dormir mais sans eau et sans électricité. Parmi les pionniers de ces implantations, on compte des ouvriers de la chaussures de Fougères qui ont trouvé ici le lieu idéal pour implanter leur hébergement de vacances, avec vue imprenable sur le Mont Saint Michel, la baie et les falaises de Champeaux. A la fin des années 60 le site comptait environ 140 bungalows.
Les propriétaires ne sont pas propriétaires du sol. Les bungalows sont posés sur les terrains mis en concession par la commune. Les concessionnaires paient une redevance à la mairie qui en contrepartie assure l’entretien des sanitaires collectifs et et la tonte du terrain.
Depuis les années 70, de nombreuses cabines ont disparu en raison du recul du trait de côte ou par démolition par leur propriétaire ne souhaitant plus les entretenir à une époque où leur vente était interdite. Il en reste aujourd’hui 72.
Depuis 2020, les bungalows peuvent être vendus. Auparavant ils ne pouvaient qu’être transmis en famille. De 2020 à 2025, 35 bungalows sur 72 ont changé de propriétaire.Ces acquisitions se sont souvent accompagnées de rénovations entrainant un embellissement global du site.
